Safran dégaine le premier moteur d’avion électrique certifié, bientôt produit en série
Publié le 06/02/2025 4 minutes de lecture
Safran a décroché la certification du premier moteur électrique dédié au transport aérien, un jalon historique pour le secteur. Il contribuera à réduire l’impact carbone des petits aéronefs et, à terme, des navettes régionales voire des avions de plus grande envergure. Dès la fin 2026, sa production en série sera assurée dans une usine ultra automatisée basée à Niort (Deux-Sèvres).
© Thierry Mamberti / Safran
Dès 2026, Safran prévoit de produire chaque année quelque 1000 exemplaires de son moteur électrique ENGINEuS.
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Annonce électrisante pour le transport aérien et la filière aéronautique tricolore. Safran a célébré, lundi 3 février, la certification du premier moteur d’avion électrique, l’Engineus 100. Le précieux sésame ouvrant la voie à sa commercialisation, fruit de neuf années d’efforts dont quatre dédiées à la seule certification, a été fourni par l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA). «Une première mondiale», s’est félicité Olivier Andriès, le directeur général de Safran, se tenant à l’occasion de cette cérémonie au côté du moteur, avec pour écrin l’imposante fresque de Raoul Dufy, «La Fée Électricité», au cœur du musée d’Art Moderne de Paris.
Pour décrocher cette certification, Safran aura dû défricher une terre encore largement inexplorée. «Il a fallu mettre au point une technologie de rupture, démontrer sa fiabilité et établir un nouveau référentiel de certification», a résumé Bruno Bellanger, président de Safran Electrical & Power, la branche du groupe spécialisée dans les équipements électriques. Un parcours semé d’obstacles, terminé avec environ un an de retard sur le calendrier initial.
Un moteur soumis à rude épreuve
«Nous avons par exemple réalisé des essais d’arcs électriques pour montrer que le moteur était sûr ainsi que des tests extensifs de durabilité», a détaillé Rachel Daeschler, directrice de la certification au sein de l’AESA. Des discussions ont été entamées avec l’autorité américaine de l’aviation civile (FAA), mais elles devraient aboutir à plus longue échéance. Les standards internationaux en la matière restent encore à mettre au point.
Le développement du moteur Engineus achevé, les essais de certification ont démarré en novembre 2023. En interne, on les a surnommé les «Douze travaux d’Engineus» : pluie, vents de sable, chocs, perturbations électromagnétiques… Une dizaine de moteurs ont été malmenés, cumulant 1500 heures d’essais de certification et plus d’une centaine d’heures de vol en conditions réelles.
Un moteur dédié aux petits aéronefs électriques
A l’AESA, on se félicite de l’initiative de Safran, qui ouvre la voie à une démocratisation de l’électrification du transport aérien. Certes, le biplace électrique Velis Electro du slovène Pipistrel vole depuis 2020, mais il entre dans la catégorie de l’aviation légère sportive, bien moins exigeante d’un point de vue réglementaire. En outre, c’est l’engin qui a été certifié et non précisément le moteur.
L’Engineus 100 désormais apte à voler, reste à assurer son succès commercial. Capable de délivrer une puissance maximale de 125 kW, ce moteur peut s’attaquer au marché des nouvelles mobilités : soit électrifier à 100% des engins de deux à quatre passagers sur une distance d’une centaine de kilomètres, soit contribuer à l’hybridation de petits appareils régionaux de 19 places maximum.
C’est le choix du français Aura Aero, qui a opté pour ce moteur pour son Integral E, censé être certifié fin 2026. «Au vu des excellents retours de ce moteur, ce calendrier est jouable», a assuré Jeremy Caussade, le patron de la start-up toulousaine. Son appareil régional ERA de 19 places, qui sera certifié en 2028, embarquera lui aussi l’Engineus. Egalement sur la liste des premiers clients : le français VoltAero, l’autrichien Diamond Aircrfat, le canadien CAE, les américains Bye Aerospace et Electra, ou bien encore le chinois TCab Tech.
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