La Stratégie nationale bas carbone (SNBC) en 5 points clés
PubliĂ© le 23/01/2023   Â
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Quel est l’état des lieux des émissions de GES en France ? Quel est le contexte qui a vu naître la SNBC ? Quelles en sont les principales orientations sectorielles ?
StratĂ©gie nationale bas carbone (SNBC) : tout comprendre en 5 points clĂ©sÂ
EntrĂ©e en vigueur dans le sillage de la Loi de Transition EnergĂ©tique pour la Croissance Verte (LTECV), la StratĂ©gie Nationale Bas-Carbone (SNBC) traduit la feuille de route de la France pour lutter tous azimuts contre le rĂ©chauffement climatique et acter la transition vers une Ă©conomie circulaire et durable. Â
Quel est l’état des lieux des Ă©missions de GES en France ? Quel est le contexte qui a vu naĂ®tre la SNBC ? Quelles sont ses principales orientations sectorielles ? Quid du « pari technologique » ?Â
#1 Etat des lieux des Ă©missions de gaz Ă effet de serre en FranceÂ
Selon l’édition 2022 de l’inventaire national des GES (Ă tĂ©lĂ©charger en PDF), la France Ă©met près de 400 millions de tonnes de gaz Ă effet de serre par an, avec un objectif de neutralitĂ© carbone (zĂ©ro Ă©mission nette) Ă l’horizon 2050. C’est un dĂ©fi immense. Â
Pour le relever, il faut dans un premier temps comprendre d’oĂą viennent ces Ă©missions de GES pour ensuite trouver des pistes d’action rĂ©alistes. Et c’est prĂ©cisĂ©ment ce qui a fondĂ© les grandes orientations sectorielles de la SNBC.Â
Les Ă©missions de GES dans les transports (35 %)Â
En France, le secteur des transports arrive en tĂŞte en termes d’émissions de dioxyde de carbone, et de loin. Le transport routier accapare la quasi-totalitĂ© des Ă©missions Ă ce niveau, avec une prĂ©dominance des voitures qui dĂ©passent largement les poids lourds, les vĂ©hicules utilitaires et les deux-roues. Â
A ces Ă©missions de GES qui ont lieu sur le territoire français s’ajoutent les transports internationaux dont le carburant a Ă©tĂ© achetĂ© en France, ce qui augmente la part du secteur aĂ©rien.Â
L’agriculture, notamment l’élevage et les cultures (18 %)Â
L’agriculture occupe la deuxième position, notamment Ă cause de deux sous-secteurs importants : l’élevage et les cultures. Pour le premier, ce sont essentiellement les Ă©missions de GES issues des excrĂ©ments dans les pâturages et les Ă©ructations du cheptel bovin qui pèsent dans la balance. Au niveau des cultures, ce sont les fertilisants qui Ă©mettent le plus de gaz Ă effet de serre. Â
Notons qu’une partie de ces Ă©missions, difficile Ă estimer, est attribuable Ă l’alimentation des Ă©levages. Les Ă©missions de l’agriculture se prĂ©sentent sous forme de mĂ©thane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O), auxquelles s’ajoutent, bien entendu, des Ă©missions directes de dioxyde de carbone (CO2) des ressources fossiles utilisĂ©es dans les moteurs et les chaudières.Â
L’industrie : le bĂ©ton, les engrais et l’acier (17 %)Â
L’atteinte de l’objectif de neutralitĂ© carbone dans l’Hexagone passera forcĂ©ment par un nouveau paradigme sur l’exploitation de l’outil industriel. Dans le dĂ©tail, ce sont les sous-secteurs suivants qui polluent le plus : Â
- Les matĂ©riaux de construction, notamment la production de bĂ©ton ;Â
- L’industrie chimique avec, entre autres, la production d’engrais pour l’agriculture ;Â
- La mĂ©tallurgie, notamment la production d’acier.Â
L’industrie est toutefois le secteur qui a le plus rĂ©duit ses Ă©missions de gaz Ă effet de serre en France depuis 1990. La dĂ©localisation y est pour beaucoup, mais c’est un indicateur trompeur, car les Ă©missions de GES sont rĂ©percutĂ©es ailleurs. Citons toutefois les amĂ©liorations techniques notables, notamment dans l’industrie chimique oĂą les Ă©missions de protoxyde d’azote ont Ă©tĂ© maĂ®trisĂ©es.Â
Les bâtiments, logements et bureaux (16 %)Â
Dans le secteur du bâtiment, les Ă©missions de gaz Ă effet de serre proviennent essentiellement du gaz et du fioul utilisĂ©s pour le chauffage et, dans une moindre mesure, pour chauffer l’eau et la nourriture. Â
L’énergie, Ă peine 10 % des Ă©missions de GESÂ
Contrairement Ă ce que l’on pourrait penser, le secteur de la production d’énergie joue un rĂ´le assez faible dans les Ă©missions de gaz Ă effet de serre en France, car l’électricitĂ© française est produite Ă environ 90 % dans des conditions bas-carbone avec le nuclĂ©aire et les Ă©nergies renouvelables. C’est un marqueur dĂ©cisif qui diffĂ©rencie la France de la majoritĂ© des autres pays du monde. Â
Pour le reste, le raffinage du pĂ©trole et la production centralisĂ©e de chaleur, dont l’incinĂ©ration des dĂ©chets, constituent l’essentiel des Ă©missions de gaz Ă effet de serre attribuables Ă la production d’énergie.Â
Autres secteurs d’activitĂ© (4 %)Â
Il s’agit essentiellement du secteur des dĂ©chets (3 %), avec essentiellement le mĂ©thane Ă©mis lors de la putrĂ©faction de matières organiques dans les dĂ©charges, et du secteur dit des « terres », puisque les sols et la vĂ©gĂ©tation contiennent du carbone qui peut ĂŞtre Ă©mis vers l’atmosphère sous forme de CO2. Â
Ces surfaces peuvent toutefois augmenter leur stock de carbone, ce qui se traduirait par des absorptions de CO2, que l’on appelle des « émissions nĂ©gatives ». Â
Le secteur des terres exclut les surfaces d’ocĂ©an mais intègre tout le reste du territoire. Les surfaces forestières françaises absorbent aujourd’hui (encore) plus de carbone qu’elles n’en Ă©mettent, mais l’artificialisation des sols et les zones cultivĂ©es sont responsables d’émissions de gaz Ă effet de serre relativement importantes. Â
L’effet net de ce secteur est positif, puisqu’il absorbe plusieurs millions de tonnes de dioxyde de carbone chaque annĂ©e (autour de 14 millions de tonnes d’équivalent CO2, soit une compensation de 3 % des Ă©missions de GES en France).Â
#2 Contexte : pourquoi une stratĂ©gie nationale bas-carbone (SNBC) ?Â
La StratĂ©gie Nationale Bas-Carbone (SNBC) s’est construite sur un fondement multidimensionnel, oĂą les influences scientifiques, les engagements internationaux, les directives europĂ©ennes et les dynamiques nationales se sont entremĂŞlĂ©s pour former une politique climatique cohĂ©rente.Â
D’abord, la prise de conscience de l’urgence climatique en France a Ă©tĂ© fortement influencĂ©e par les travaux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’Ă©volution du climat (GIEC), notamment le 4e rapport d’évaluation publiĂ© en 2007 qui a marquĂ© les esprits Ă plusieurs niveaux : Â
- Consolidation du consensus scientifique affirmant que le changement climatique Ă©tait indĂ©niablement dĂ» Ă des activitĂ©s humaines. Ce rapport du GIEC a fourni des preuves plus robustes et dĂ©taillĂ©es que les prĂ©cĂ©dents rapports, rendant la nĂ©cessitĂ© de l’action climatique plus pressante et incontestable (modĂ©lisation climatique amĂ©liorĂ©e, compilation des donnĂ©es des stations mĂ©tĂ©orologiques terrestres, des satellites et des observations ocĂ©anographiques, nouvelles Ă©tudes sur les glaciers et les calottes glaciaires, etc.) ;Â
- Le rapport a introduit des projections climatiques plus prĂ©cises et des scĂ©narios dĂ©taillĂ©s sur les impacts futurs du changement climatique en fonction de diffĂ©rents niveaux d’Ă©missions de gaz Ă effet de serre. Cette orientation plus « ludique » a fourni aux dĂ©cideurs politiques des informations essentielles pour planifier des rĂ©ponses adaptĂ©es et imaginer des politiques environnementales plus volontaristes ;Â
- Ce rapport a reçu une attention mĂ©diatique et publique considĂ©rable, augmentant la sensibilisation et l’urgence perçue autour du changement climatique. Il a contribuĂ© Ă Ă©lever le dĂ©bat climatique au rang de prioritĂ© politique et sociale ;Â
- Les conclusions du rapport ont influencĂ© de manière significative les politiques environnementales et Ă©nergĂ©tiques Ă l’Ă©chelle mondiale, y compris en France. Elles ont servi de base scientifique pour l’Ă©laboration de stratĂ©gies de rĂ©duction des Ă©missions, notamment la SNBC ;Â
- Le rapport a jouĂ© un rĂ´le de fondement dans la prĂ©paration des nĂ©gociations pour la COP21, en soulignant l’urgence d’un accord mondial pour limiter le rĂ©chauffement climatique.Â
Cette prise de conscience a Ă©tĂ© amplifiĂ©e par la sĂ©rie d’Ă©vĂ©nements climatiques extrĂŞmes vĂ©cus tant au niveau mondial que national Ă cette Ă©poque, comme : Â
- La canicule europĂ©enne de 2003, l’un des Ă©vĂ©nements climatiques les plus dramatiques de l’histoire rĂ©cente en Europe. En France, elle a causĂ© la mort de près de 15 000 personnes, principalement des personnes âgĂ©es. Cette tragĂ©die a mis en lumière la vulnĂ©rabilitĂ© du pays face aux extrĂŞmes climatiques et a suscitĂ© une prise de conscience publique sur les risques liĂ©s au rĂ©chauffement climatique ;Â
- Les inondations de 2010 dans le Var : en juin 2010, de graves inondations dans le dĂ©partement du Var ont causĂ© la mort d’au moins 25 personnes. Ces inondations ont Ă©tĂ© attribuĂ©es Ă des pluies torrentielles exceptionnelles, un phĂ©nomène intensifiĂ© par le changement climatique ;Â
- Les tempĂŞtes hivernales : la France a Ă©galement Ă©tĂ© touchĂ©e par plusieurs tempĂŞtes hivernales sĂ©vères dans les annĂ©es prĂ©cĂ©dant la SNBC. Par exemple, la tempĂŞte Xynthia en fĂ©vrier 2010 a causĂ© la mort de 53 personnes en France et des dĂ©gâts considĂ©rables ;Â
- Le tsunami de 2004 dans l’ocĂ©an Indien : bien qu’étant principalement un dĂ©sastre gĂ©ologique (sĂ©isme sous-marin), le tsunami a mis en lumière la vulnĂ©rabilitĂ© des communautĂ©s cĂ´tières aux Ă©vĂ©nements naturels extrĂŞmes. Il a contribuĂ© Ă sensibiliser sur les impacts potentiels du changement climatique, notamment l’Ă©lĂ©vation du niveau de la mer ;Â
- L’ouragan Katrina (2005), dĂ©vastateur, a frappĂ© les États-Unis, en particulier la Nouvelle-OrlĂ©ans, et a contribuĂ© Ă l’intensification du dĂ©bat sur la gestion des risques climatiques et les effets du rĂ©chauffement planĂ©taire ;Â
- SĂ©cheresses et vagues de chaleur mondiales : le dĂ©but de la dĂ©cennie 2010 a vu plusieurs Ă©pisodes de sĂ©cheresses et de vagues de chaleur dans des rĂ©gions comme l’Australie, la Russie et la Californie. Ces Ă©vĂ©nements ont Ă©tĂ© liĂ©s Ă des perturbations climatiques et ont eu des rĂ©percussions mondiales, notamment en termes de sĂ©curitĂ© alimentaire.Â
Parallèlement, au niveau international, la France s’était engagĂ©e dans le cadre du Protocole de Kyoto Ă rĂ©duire ses Ă©missions, engagement renforcĂ© par la perspective d’accueillir la COP21 en 2015. Cette Ă©chĂ©ance a servi de catalyseur pour la mise en place d’une stratĂ©gie nationale bas carbone, la France cherchant Ă se positionner comme un leader dans la lutte contre le changement climatique.Â
#3 Qu’est-ce que la StratĂ©gie nationale bas carbone (SNBC), concrètement ?Â
La StratĂ©gie nationale bas-carbone (SNBC) est une feuille de route, un plan global et intĂ©grĂ© qui oriente la France vers une Ă©conomie plus respectueuse de l’environnement par le prisme de la rĂ©duction drastique des gaz Ă effet de serre. Â
Elle repose sur des objectifs prĂ©cis, sectorisĂ©s et temporels, tout en envisageant une transformation profonde des modes de production, de consommation, de transport et de gestion des ressources naturelles. Elle concerne Ă ce titre toutes les parties prenantes : citoyens, collectivitĂ©s et entreprises.Â
Au cĹ“ur de la SNBC, on trouve l’Ă©tablissement de « budgets carbone », des plafonds d’Ă©missions de GES fixĂ©s pour des pĂ©riodes de cinq ans. Ces budgets sont conçus pour assurer une trajectoire de rĂ©duction conforme aux engagements internationaux de la France, notamment l’Accord de Paris sur le climat, qui vise Ă limiter le rĂ©chauffement climatique bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux prĂ©industriels.Â
La SNBC poursuit une grande ambition : atteindre la neutralitĂ© carbone dès 2050, via un Ă©quilibre entre les Ă©missions de GES sur le territoire national et l’absorption de carbone par les Ă©cosystèmes gĂ©rĂ©s par l’être humain (forĂŞts, sols agricoles…) ainsi que les procĂ©dĂ©s industriels de capture et de stockage ou rĂ©utilisation du carbone. La neutralitĂ© carbone implique de diviser nos Ă©missions de gaz Ă effet de serre par un facteur 6 (au moins) d’ici 2050 (par rapport Ă 1990). Elle est Ă la fois : Â
- Indispensable, car dans le prolongement des engagements pris par la France pour assurer un avenir sain aux gĂ©nĂ©rations prĂ©sentes et futures ;Â
- Souhaitable, car la transition bas carbone amĂ©liore la qualitĂ© de vie et crĂ©e des emplois durables et non dĂ©localisables.Â
La SNBC n’est pas seulement un plan de rĂ©duction des Ă©missions. Elle reprĂ©sente Ă©galement un projet Ă©conomique et social visant Ă transformer de manière durable les habitudes de vie, les modèles Ă©conomiques et les pratiques industrielles. Â
Elle prĂ©voit ainsi des mesures d’accompagnement pour les secteurs et les populations potentiellement impactĂ©s par cette transition en mettant l’accent sur l’innovation, la formation et la crĂ©ation d’emplois dans les secteurs d’avenir.Â
#4 Quelles sont les orientations sectorielles de la SNBC ?Â
La SNBC prĂ©voit des objectifs et des mesures par secteur, avec un focus sur 7 volets de l’économie française. Synthèse : Â
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Secteur d’activité |
Objectifs de réduction des émissions de GES (par rapport à 2015) |
Mesures prévues par la SNBC |
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Bâtiments |
RĂ©duction de 49 % des GES d’ici 2030, dĂ©carbonation complète d’ici 2050 |
Utilisation d’Ă©nergies dĂ©carbonĂ©es adaptĂ©es, amĂ©lioration de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique, promotion de produits de construction Ă faible empreinte carbone. |
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Agriculture |
RĂ©duction des GES de 19 % d’ici 2030, puis de 46 % d’ici 2050 |
DĂ©veloppement de l’agroĂ©cologie, de l’agroforesterie, de l’agriculture de prĂ©cision, Ă©volution de la demande alimentaire, rĂ©duction du gaspillage alimentaire. |
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Transports |
RĂ©duction des GES de 28 % d’ici 2030, dĂ©carbonation complète d’ici 2050 (Ă l’exception du transport aĂ©rien domestique). |
AmĂ©lioration de la performance Ă©nergĂ©tique des vĂ©hicules, dĂ©carbonation de l’Ă©nergie consommĂ©e, maĂ®trise de la croissance de la demande de transport, promotion des transports moins Ă©metteurs. |
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Forêt-Bois et Sols |
Maximisation des puits de carbone d’ici 2050. |
Augmentation du stockage de carbone des sols agricoles, dĂ©veloppement d’une gestion forestière durable, boisement, utilisation de produits bois pour des usages Ă longue durĂ©e de vie |
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Production d’Ă©nergie |
RĂ©duction des GES de 33 % d’ici 2030, dĂ©carbonation complète d’ici 2050. |
Maîtrise de la demande en énergie, décarbonation et diversification du mix énergétique, développement des énergies renouvelables, sortie du charbon. |
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Industrie |
RĂ©duction des gaz Ă effet de serre de 35 % d’ici 2030, 81 % d’ici 2050. |
Accompagnement des entreprises vers des systèmes de production bas-carbone, intensification de la recherche et dĂ©veloppement de procĂ©dĂ©s de fabrication bas-carbone, amĂ©lioration de l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique. |
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Déchets |
RĂ©duction des gaz Ă effet de serre de 35 % d’ici 2030, 66 % d’ici 2050. |
PrĂ©vention de la gĂ©nĂ©ration de dĂ©chets, promotion de l’Ă©conomie circulaire, amĂ©lioration de la collecte et gestion des dĂ©chets, valorisation matière et Ă©nergie |
#5 La SNBC ne fait pas de « paris technologiques »Â
La SNBC Ă©tablit un scĂ©nario prospectif de neutralitĂ© carbone Ă l’horizon 2050 sans faire de paris technologiques. Elle adopte une dĂ©marche pragmatique qui fait fi des avancĂ©es technologiques futures, car incertaines, pour atteindre ses objectifs de rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă effet de serre.Â
En revanche, si les nouvelles technologies en cours d’expĂ©rimentation venaient Ă se concrĂ©tiser, elles se traduiraient probablement par une consolidation des objectifs de la SNBC. Il s’agit notamment des avancĂ©es dans les systèmes de capture et de stockage du carbone Ă haute efficacitĂ©, le dĂ©veloppement de cellules photovoltaĂŻques organiques ou Ă pĂ©rovskites ainsi que l’Ă©mergence de solutions de stockage d’Ă©nergie de nouvelle gĂ©nĂ©ration, comme les batteries Ă Ă©tat solide, qui pourraient significativement augmenter la densitĂ© Ă©nergĂ©tique et rĂ©duire les coĂ»ts de stockage.Â
En Ă©vitant de se reposer sur ces innovations hypothĂ©tiques, la SNBC maintient une trajectoire rĂ©aliste et rĂ©alisable, tout en restant ouverte Ă l’intĂ©gration de nouvelles technologies Ă mesure qu’elles deviennent disponibles et Ă©conomiquement viables.Â