[Homepage-Bloc1] Energie Enjeux Financement Gouvernance carbonepar la rédaction de "decarbonation2030"

Etude sur la maturité des décideurs en matière de décarbonation

Publié le 15/11/2023      2 minutes de lecture

Des décideurs matures sur la décarbonation et qui peuvent encore aller plus loin.

 

70% des entreprises prévoient un plan de decarbonation

Adoptée par la France en 2015, puis revue en 2020, la Stratégie nationale bas carbone fixe à la grande distribution un objectif de baisse de 30 % de ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.
La décarbonation est un sujet qui prend de l’importance dans tous les pans de l’économie. Preuve en est, tous les secteurs affichent des ambitions de décarbonation et commencent à réaliser leur bilan carbone. Si cet élan semble partagé, quelle est la véritable maturité des décideurs sur le sujet de la décarbonation ? Tous les décideurs ont-ils les clés pour réaliser ce processus avec pertinence ? Quels sont les points déjà acquis, et ceux à étoffer?

Une dynamique de décarbonation partagée collectivement

Selon l’étude réalisée en septembre par Infopro Digital Média auprès de 406 décideurs,  la majorité des entreprises (71%) ont déjà défini ou prévoient de définir des objectifs de réduction de leurs émissions de CO2. Lesdits objectifs sont principalement fixés pour une échéance antérieure à 2030 (78%), notamment dans le secteur de l’industrie (79%), ainsi que dans l’assurance, la banque et la finance (88%). A court terme, la décarbonation s’affiche comme un sujet stratégique pour les entreprises et les collectivités locales. L’industrie demeure logiquement le secteur le plus impacté par ces transitions, et donc le secteur qui prend le plus de mesures dans le sens d’une décarbonation de ses activités : 39% des entreprises industrielles considèrent que leur organisation fait de la décarbonation une priorité stratégique de développement, et presque une entreprise industrielle sur deux (47%) déclare avoir déjà réalisé un bilan carbone complet pour asseoir ces transformations.

Des solutions sont déjà implémentées au sein des organisations, prouvant leur efficacité et suscitant l’adhésion des utilisateurs. La démarche principale qui sous-tend ces initiatives reste celle de la réduction pure et simple des dépenses énergétiques : 56% des répondants avance ce point comme principal motif de déploiement d’actions de décarbonation. Dans le même temps, les obligations réglementaires (50%) ou les engagements auprès de parties prenantes (43%) apparaissent importantes dans le développement d’actions de  décarbonation, preuve d’une dynamique commune vertueuse sur le sujet.

Les moyens mobilisés sont variés pour répondre aux défis de la réduction carbone. La sobriété énergétique apparait comme l’objectif principal, mais l’attention portée au recyclage et aux mobilités durables est notable, comme le montre le graphique ci-dessous.

Plan de décarbonation

Des leviers encore activables pour aller plus loin : plus de ressources et de pédagogie

32% des répondants souhaitent s’engager davantage dans la décarbonation. Pour continuer d’avancer sur ce chemin, l’étude met en lumière certains outils et diverses pratiques à étoffer pour aller plus loin.

La question des ressources est prégnante dans le processus d’amélioration. Les ressources à allouer concernent tant la partie économique que les ressources humaines comme le développement de compétences et l’accompagnement à la décarbonation.
La capacité financière et le budget alloué dans les organisations aux actions de transition énergétique et de décarbonation peuvent être encore augmentés dans certains secteurs. Sur l’ensemble des répondants, 49% pointent un manque de budget ; ce levier semble être plus important au sein de la fonction publique territoriale où 66% des répondants considèrent ce point comme un frein au déploiement de ces actions.
Les moyens humains et non-matériels constituent une seconde ressource utile qu’il convient d’améliorer : 37 % des répondants signalent un manque de temps, 28% un manque de compétences en interne et toujours 28% un manque d’accompagnement pour déployer la décarbonation comme axes d’amélioration de la réduction carbone de leur organisation. L’internalisation des solutions et des expertises semble être une voie d’avenir pour continuer de progresser.

Un autre levier à activer est la circulation de l’information. Afin de déployer au mieux des stratégies de décarbonation, les ressources utiles doivent être connues et intégrées par le plus grand nombre. L’étude montre que 59% des sondés estiment ne pas être suffisamment informés sur les sources de financements disponibles aujourd’hui (aides, subventions, fonds spécifiques…). 75 %  estiment par ailleurs qu’ils choisiront leurs objectifs de décarbonation en fonction des engagements et des résultats obtenus. Dans ce cadre, une communication claire sur les moyens, les progrès et les objectifs de décarbonation dans chaque organisation doit permettre une montée en puissance progressive. Parallèlement, 55% des professionnels soulignent un manque de communication sur les résultats des actions déjà menées. La circulation de l’information et une communication claire et progressive sur les actions visant à décarboner les organisations forment ainsi un levier simple et efficace pour une émulation plus importante autour de la dynamique de décarbonation aujourd’hui collectivement initiée.

Découvrir les résultats de l’étude

 

Par la rédaction decarbonation2030